Vous êtes ici

Evolutions du prix du gaz

Gaz naturel moins cher ?09 73 72 25 00 (Selectra : lundi-vendredi 8H30-21H ; samedi 9H-18H)
Rappel gratuit

Gaz naturel moins cher ?09 73 72 25 00 (Selectra : lundi-vendredi 8H30-21H ; samedi 9H-18H)
Rappel gratuit


Bon marché, économe, compétitif, abordable, le gaz naturel figure parmi les sources d’énergie préférées des Français. C’est que, depuis trois ans, les tarifs réglementés du gaz naturel n’en finissent pas de baisser sur fond de chute des cours du pétrole. Mais le gaz naturel revient de loin, lui qui a connu des hausses de prix vertigineuses dans la dernière décennie... Alors, faut-il se méfier ? Le repli des prix du gaz naturel va-t-il vraiment durer ? Zoom sur les évolutions possibles des prix du gaz.

  • L'essentiel
  • En 2015, le marché du gaz naturel en France représentait près de 11,3 millions de sites et une consommation annuelle d’environ 446 térawattheures (TWh).
  • La formule tarifaire du gaz naturel suit l’évolution des coûts d’approvisionnement et des coûts hors approvisionnement.
  • Entre les années 2005 et 2013, les tarifs réglementés de vente du gaz naturel ont en moyenne augmenté de 80% mais baissent depuis 2014 en raison de la chute des cours du pétrole.
  • L’indexation des tarifs réglementés du gaz sur les cours du pétrole entraîne une grande volatilité des prix. S’il est possible de parier à court terme sur une baisse des prix du gaz - notamment au regard du cours actuel de l’or noir -, une hausse à long terme reste fort probable.
  • L’éclosion d’un marché unique du gaz, sur l’impulsion du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG), pourrait induire une hausse des prix du gaz à long terme.
  • La souscription à une offre de marché fixe est l’une des meilleures solutions pour se prévenir de la volatilité des prix du gaz.

Quels tarifs réglementés existe-t-il encore ? Depuis le 1er janvier 2016 ne sont concernés par les tarifs réglementés du gaz naturel que les consommateurs particuliers ou les professionnels dont la consommation annuelle est inférieure à 30 MWh par an. Peuvent également bénéficier des tarifs réglementés les syndicats de copropriété ou les propriétaires uniques d’un immeuble dont le niveau de consommation est inférieur à 150 MWh par an. Les tarifs réglementés pour les consommateurs non-résidentiels ont été progressivement supprimés depuis 2014.

I. La formule tarifaire du gaz naturel : un effet yoyo inévitable

Entre 2007 et 2012, les tarifs réglementés du gaz ont connu une hausse de 33%. Depuis, la tendance s’est nettement inversée, avec une baisse quasi-continue des prix du gaz. Envolées, replis, hausses, chutes... Au cours de la dernière décennie, les tarifs réglementés du gaz n’ont eu de cesse de jouer avec le porte-monnaie - et les nerfs - des Français. Alors, comment expliquer un tel effet yoyo ? Pour comprendre le caractère fluctuant des tarifs réglementés du gaz naturel, il convient d’en observer la formule tarifaire. Coûts d’approvisionnement et hors approvisionnement, indexation sur les prix du pétrole... La volatilité des prix paraît inévitable et ne permet pas forcément de parier sur une tendance baissière à long terme.

A. Coûts d'approvisionnement et coûts hors approvisionnement

Les tarifs réglementés du gaz naturel sont calculés en fonction d’une formule tarifaire qui représente le coût d’approvisionnement du gaz naturel ainsi que ses coûts de transport, de stockage, de distribution et de commercialisation.

Révision mensuelle des coûts d'approvisionnement

Les tarifs réglementés du gaz naturel prennent en compte l’évolution des coûts d’approvisionnement en gaz naturel en fonction :

  • des prix d’un panier de produits pétroliers (fioul, baril de pétrole Brent…) ;
  • des prix du gaz naturel sur les marchés (prix de référence variable du gaz naturel sur le marché international du gaz aux Pays-Bas) ;
  • du taux de change dollar US / Euro.

L’évolution des coûts d’approvisionnement résulte de l’évolution des cours des produits pétroliers, du taux de change dollar US contre euro et du cours du gaz naturel sur le marché, sur lesquels sont indexés les contrats de long terme conclus par le fournisseur historique Engie. Chaque année, les pouvoirs publics le cadre de la formule tarifaire, sur la base d’un rapport de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), en tenant compte de l’évolution des coûts d’approvisionnement. Les tarifs réglementés évoluent ensuite tous les mois.

Pourquoi les prix du gaz sont-ils indexés sur le cours des produits pétroliers ? Le gaz naturel est une énergie substituable, qui peut être remplacée par d’autres énergies. Afin de développer son usage, les producteurs et les importateurs européens ont décidé d’indexer son prix sur les produits pétroliers à partir des années 1960. Il s’agissait par-là de s’assurer que le prix du gaz ne serait pas supérieur aux énergies concurrentes.

Révision annuelle des coûts hors approvisionnement

Les coûts hors approvisionnement sont révisés une fois par an, en juillet, par arrêté ministériel. Ils augmentent systématiquement, année après année. Ils comprennent :

  • les coûts d’utilisation des infrastructures gazières de transport et de distribution ;
  • les coûts d’utilisation de stockage de gaz naturel ;
  • les coûts de commercialisation dont les contributions au tarif de solidarité, au biométhane et aux certificats d’économie d’énergie.

Pour mieux comprendre la formulaire tarifaire du gaz naturel, vous pouvez retrouver des explications et des informations utiles dans la vidéo ci-dessous.

B. L'évolution des tarifs réglementés du gaz : entre envolées et replis

Les dernières évolutions des tarifs réglementés du gaz naturel

 

 
 

Entre les années 2005 et 2013, les tarifs réglementés de vente du gaz naturel ont en moyenne augmenté de 80% mais baissent depuis 2014 en raison de la chute des cours du pétrole. Toutefois, ces baisses successives sont compensées par les hausses fréquentes des taxes sur le gaz.

Dans la première décennie 2000, les prix du gaz naturel ont connu des envolées spectaculaires qui avaient alors fait bondir l'opinion publique et la classe politique. Tandis que l’exploitation à grande échelle du gaz de schiste débute aux États-Unis, l’offre de ce gaz abonde le marché mondial du gaz naturel. Or, qui dit surplus de production dit chute des prix. Entre fin 2009 et mi-2012, les cours du gaz naturel sont divisés par deux... De quoi réjouir les consommateurs ? Pas forcément. Car, en parallèle, le cours de l’or noir connaît un rebond historique, causé par une augmentation de la demande mondiale – en particulier de la Chine – et par des tensions géopolitiques dans plusieurs pays producteurs. A priori, une bonne nouvelle pour les consommateurs. Mais c’est sans compter qu’un an après, en avril 2010, les tarifs réglementés du gaz naturel augmentent de 9,7%. Après la hausse de 13,7% des prix du gaz en novembre 2005, l’envolée d’avril 2010 est l’une des plus brutales de l’histoire. En cause ? Le pétrole toujours ! Après avoir beaucoup baissé sur le deuxième semestre 2008 à la suite de la crise financière, le prix du baril de l’or noir a bondi : le Brent passe de $40 USD à $80 USD en à peine un an. Dans le même temps, le relèvement des tarifs d’acheminement du gaz – qui rémunère les gestionnaires de réseau – a aggravé la hausse des prix du gaz.

Et ce n’est pas fini car l’effet yoyo continue dans la première partie de la décennie 2010... mais dans une moindre mesure. Après une hausse de 46% entre avril 2009 et octobre 2011, les tarifs réglementés du gaz naturel connaissent une relative accalmie. Depuis octobre 2012, la tendance des prix du gaz est plutôt à la baisse, malgré un net rebond de 10,69% entre septembre 2014 et novembre 2014. Depuis lors, les tarifs réglementés du gaz naturel ont connu une baisse de près de 23,5% expliquée par la chute des cours du pétrole. Entre un excédent de l’offre en or noir et une demande en berne, aucun rebond des prix du pétrole n’apparaît à l’horizon. Le ralentissement de la croissance en Chine et la récession qui touche de nombreux grands pays, à l’instar de la Russie ou du Brésil, ne devraient pas stimuler la demande dans l’immédiat. Les consommateurs de gaz naturel peuvent d’autant en profiter que la formule de calcul des tarifs du gaz répercute l’évolution des cours du pétrole avec six à huit mois de retard.

Pour tout savoir sur les tarifs réglementés de vente du gaz naturel, vous pouvez retrouver des explications et des informations utiles dans la vidéo ci-dessous.

C. La réponse des pouvoirs publics

Afin de contrer l’effet yoyo des prix du gaz qui affectait le porte-monnaie des ménages, le gouvernement Ayrault a mis en place en 2013 une réforme du gaz qui a notamment permis la révision des tarifs réglementés du gaz naturel chaque mois et non plus tous les trimestres. L’objectif principal était de redonner du pouvoir d’achat aux ménages, notamment en stabilisant les prix du gaz naturel.

Deux ans après, en 2014, c’est le mode de calcul des tarifs réglementés du gaz naturel qui évolue. Dans le cadre de son audit annuel sur le sujet, la CRE avait préconisé de revoir la formule tarifaire, en portant la part d’indexation sur les marchés du gaz à un niveau proche de 60%, contre 46% en 2014 et seulement 10% en 2010... Cette nouvelle formule proposée par la CRE a été adoptée par le gouvernement afin de compenser notamment la hausse liée aux coûts des infrastructures (transport, distribution, stockage) et aux coûts commerciaux d’Engie (alors GDF Suez). Alors que les prix du gaz étaient largement indexés sur les prix du pétrole, l’augmentation de la part indexée sur les marchés du gaz a participé à la baisse des tarifs réglementés depuis 2014.

 

Source : CRE

Mais à terme, cette mesure soulève la question de la sécurité d’approvisionnement en gaz de l’Hexagone et peut se traduire par une saisonnalité - et volatilité - plus forte des tarifs. Ces inquiétudes ont d’ailleurs été formulées par Philippe Ladoucette, le président de la Commission de Régulation de l’Énergie, lors de son audition en 2014 au Parlement. Lorsque le marché du gaz se porte mal, cela peut se répercuter directement sur le porte-monnaie des Français. Le risque est réel lorsque l’on considère les tensions qui entourent la livraison de gaz entre la Russie et l’Europe sur fond de crise ukrainienne. Il se pourrait donc que les baisses des tarifs réglementés enregistrées ces dernières années ne soient qu’un arbre qui cache la forêt...La question de la volatilité des prix du gaz naturel se pose encore et toujours.

II. L'impossibilité de parier sur une tendance baissière à long terme

A. L'indexation des prix du gaz naturel sur le cours du pétrole : baisse à court terme, hausse à long terme

Le gaz n’est pas un bien à usage captif comme l’électricité ou le pétrole - il est par exemple substituable aux produits pétroliers. C’est pourquoi les producteurs et les importateurs européens ont décidé d’indexer son prix sur les produits pétroliers à partir des années 1960. Les prix du gaz naturel évoluent régulièrement afin de prendre en compte les variations des coûts d’approvisionnement. Malgré le lissage des prix opéré par les pouvoirs publics, il demeure une part de volatilité inévitable. En effet, les prix des produits pétroliers varient fortement en fonction des aléas climatiques, économiques, environnementaux et géopolitiques.

cours du pétrole

Le cours du pétrole versus les prix du gaz - Source : CRE

Une baisse des prix du gaz sur le court terme

chute des cours du petrole

Le cours du pétrole a chuté de 75% depuis juin 2014.

Depuis près de trois ans, un nouvel ordre pétrolier mondial s’est installé : l’offre en or noir est surabondante tandis que la demande est en berne. Les prix ont ainsi chuté de 75% depuis juin 2014, pour atteindre $30 le baril (soit 27 euros environ) contre $103 en 2013. De fait, les compagnies ont réduit de près de 30% leurs investissements dans l’exploration et la production d’hydrocarbures. La chute des prix du gaz naturel depuis trois ans s’explique en grande partie par le marché pétrolier mondial. Dans ce contexte, il est difficile d’observer l’impact réel de la révision de la formule tarifaire du gaz naturel, portant la part d’indexation sur les marchés du gaz à 60% contre 40% pour le cours du pétrole.

Les consommateurs de gaz naturel ont-ils de quoi se réjouir ? Oui, car le déséquilibre entre l’offre et la demande en or noir est parti pour durer – on estime l’excédent d’offre de 1,5 à 2 millions de baril par jour. D’un côté, les économies des grands pays, à l’instar de la Chine, de la Russie ou du Brésil, sont au ralenti – la récession entraînant une baisse de la demande en pétrole. De l’autre, c’est une guerre féroce que se livrent les pays producteurs – en première ligne l’Arabie saoudite, les États-Unis et la Russie.

Après un effacement de quarante ans, les États-Unis sont redevenus un acteur-clé du marché pétrolier. L’exploitation des pétroles de schiste y a décollé (le nombre de puits pétroliers est passé de 194 en 2005 à 1596 en 2014). Dans le même temps, l’Arabie saoudite n’a pas baissé sa production en vue de faire chuter le prix du baril et ainsi contrer les États-Unis. Sans compter les tensions entre la Russie et l’Arabie Saoudite – les deux premiers producteurs au monde – qui se livraient une guerre des prix à travers des parts de marché à coups de rabais... Malgré une décision commune des deux pays de geler sous conditions la production de brut, l’Arabie saoudite reste bien déterminée à défendre ses parts de marché. Enfin d’autres facteurs ont joué dans la chute des cours du pétrole : raffermissement du dollar, augmentation des exportations de brut iranien, mauvaises perspectives de croissance annoncées par la Banque mondiale qui ont alarmé les marchés... La conjugaison de ces différents facteurs laisse à penser que la chute du baril de pétrole devrait durer... et entraîner avec elle la baisse des prix du gaz naturel.

Une hausse sur le long terme ?

Si une tendance baissière est prévisible sur le court terme, il est impossible de la prévoir avec certitude sur le long terme. Le marché pétrolier, particulièrement sensible aux aléas économiques, géopolitiques ou encore environnementaux, invite à une grande prudence. Ainsi, selon l’Office fédéral allemand des cartels, l’indexation des prix du gaz naturel sur le pétrole favorise le renchérissement des deux énergies. Or, sur le long terme, les réserves en or noir sont amenées à disparaître plus rapidement que celles en gaz naturel. En revanche, les réserves de gaz naturel sont beaucoup plus importantes que celles en or noir et vont durer bien plus longtemps. Cela vient remettre en question l’indexation des prix du gaz naturel sur les cours du pétrole : la perspective d’une pénurie du pétrole aura pour effet de pousser les prix du gaz naturel à la hausse. Enfin, les raisons historiques de l’indexation ont-elles encore un intérêt ? Le marché des combustibles n’est plus dominé par le mazout – on utilise, par exemple, aujourd’hui davantage le gaz que les produits pétroliers pour le chauffage ou dans les centrales électrique.

Le mot de l'expert

« Il est confortable pour les consommateurs de se laisser bercer par les stocks importants et les prix bas d'aujourd'hui mais ils devraient voir ce qui est écrit sur le mur : la réduction historique des investissements nous prépare à de mauvaises surprises dans un avenir pas si lointain. »

Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) lors de la conférence IHS CERAWeek le 22/02/2016

B. L’éclosion d’un marché du gaz unique

La remise en question progressive des contrats de long terme.

En France, les achats de gaz se font en général de gré à gré ou sur des marchés organisés. Il s'agit le plus souvent de contrats de long terme de 20 ou 30 ans, avec la Russie, l’Algérie ou la Norvège notamment. Ces contrats permettent aux acheteurs de sécuriser leurs approvisionnements et aux producteurs de sécuriser des débouchés sur une longue période, nécessaires pour investir dans des activités d’exploration, de production et de transport. Mais ces contrats comportent des clauses de type « Take or Pay » (TOP), selon lesquelles les acheteurs s’engagent à acheter et à payer une quantité minimum de gaz, quels que soient leurs besoins. Ces contrats permettent aux producteurs d’assurer le financement des investissements lourds pour construire les infrastructures. Enfin, les contrats à long terme constituent une garantie pour l’acheteur en termes de sécurité d’approvisionnement. Près de 75% des besoins d’Engie sont satisfaits par des contrats de long terme. Prévus sur de longues périodes, les contrats de long terme sont dotés de clauses d’indexation qui conduisent à une révision des prix du gaz tous les deux ou trois ans, voire tous les ans. Ces prix évoluent en fonction des coûts d’approvisionnement (production, transport et coûts de production de produits pétroliers). Mais les fournisseurs peuvent aussi s’approvisionner en gaz naturel sur les marchés organisés de gros du gaz naturel :

  • Le marché des Futures (contrats de moyen terme, pour des livraisons à l’horizon d’un à plusieurs mois) appelé Powernext Gaz Futures ;
  • Le marché du Spot (court terme, pour des livraisons à l’horizon de quelques jours), appelé Powernext Gaz Spot.

Aujourd’hui, les contrats de long terme sont de plus en plus souvent remis en question. S’ils apportent une sécurité d’approvisionnement aux fournisseurs, les contrats de moyen terme et de court terme présentent un intérêt évident : les prix sont plus bas que les tarifs indexés sur le pétrole, notamment depuis la découverte des gaz de schiste.

Vers un marché du gaz unique sous l'impulsion des pays producteurs

Selon l’association de consommateurs CLCV, les prix du gaz n’auraient pas augmenté sur la période 2008-2011 s’ils avaient uniquement été indexés sur les prix du gaz. Une manière de remettre en cause les contrats de long terme qui prévoient l’indexation des prix du gaz sur le cours du pétrole. Cependant, indexer les prix du gaz sur le cours du gaz nécessite en soi la mise en place d’un marché du gaz unique. Or, il n’existe pas de marché mondial gazier à proprement parler mais des marchés gaziers... Pourquoi ? Contrairement au baril de pétrole, le gaz est transporté par tuyau et non pas par bateau. Ainsi, les prix du gaz aux États-Unis sont différents de ceux en Europe : le transport par tuyau n’est pas le même, les contrats d’approvisionnement entre clients et fournisseurs sont également différents.

Forum des Pays Exportateurs de Gaz

Rencontre des dirigeants des pays membres du FPEG à Moscou en 2013

La création du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG) en décembre 2008, sur le modèle de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), a représenté un changement de perspective majeur : l’objectif du FPEG est de créer un marché mondial du gaz, notamment en désindexant le prix du gaz de celui du pétrole. Autre objectif : trouver un consensus pour stabiliser le marché sur la base d’un prix « juste », acceptable pour les producteurs et les consommateurs. Mais qu’est-ce qu’un « prix juste » ? De toute évidence, les pays producteurs ont intérêt à une augmentation des prix du gaz. Ainsi, la Russie, qui prône la fin de l’indexation des prix du gaz sur le cours de l’or noir, regrette que les frais de prospection, de production et de transport de gaz augmentent alors que les prix du gaz ne changent pas. L’Iran prône quant à lui la fixation de quotas d’extraction du gaz contribuant à la hausse des prix. Pour le moment, la FPEG n’a pas encore d’implication sur les prix du gaz, la création d’un marché du gaz unique n’étant qu’à ses débuts. La Russie s’intéresse plutôt aux réseaux de transport du gaz tandis que le Qatar élabore des projets pour les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en Europe. Mais une éventuelle consolidation des projets de la FPEG pourrait bien changer la donne et impliquer une hausse des prix du gaz sur le long terme.

C. Le poids des taxes

Les taxes sur le gaz représentent 21 % de la facture pour un ménage moyen. La plus grande partie est constituée de la TVA. À chaque hausse des taxes, c’est une augmentation des prix en plus pour le consommateur. Les nombreuses taxes pesant sur le prix du kWh de gaz aux tarifs réglementés sont susceptibles d’évoluer à tout moment selon des règles qui leur sont propres.

 

Une baisse des tarifs réglementés peut parfois s’accompagner d'une hausse des taxes. Dernière en date : la baisse de 2% des prix du gaz en janvier 2016 avait réjoui un peu trop vite les consommateurs ; dans le même temps avait été opérée une hausse des taxes du gaz dans le contexte d’une réforme de la fiscalité sur l’énergie.

 
  • La Taxe Intérieure de Consommation sur le Gaz Naturel (TICGN), qui avait été étendue aux particuliers le 1er avril 2014 dans le cadre de la Contribution Climat Energie. En 2016, la TICGN s'élève à 4,34 €/MWh (contre 2,64 €/MWh en 2015, 1,27 €/MWh en 2014 et 1,19 €/MWh en 2013).
  • La Contribution biométhane (aussi appelée Contribution au Service Public du Gaz - CSPG) et la Contribution au Tarif Spécial de Solidarité gaz (CTSSG) ont été transférées sur la TICGN, se traduisant par une augmentation de la TICGN supplémentaire de 0,33€/MWh.
  • Depuis le 1er janvier 2014, le taux normal de TVA sur le gaz naturel est de 20% tandis que le taux réduit est de 5,5%.
  • Depuis le 1er mai 2013, les taux de la Contribution Tarifaire d'Acheminement (CTA) sont de 4,71% pour les prestations de transport de gaz naturel et de 20,80% pour les prestations de distribution de gaz naturel.

Pas de nouvelle hausse annoncée des taxes cette année... Mais, il convient de rester prudent, une prochaine hausse n’est pas à exclure qui pourrait entraîner avec elle une augmentation des prix du gaz.

Les taxes pesant sur le gaz naturel demeurent pour vous un mystère ? La vidéo ci-dessous vous offre des éclairages intéressants et des infos essentielles pour tout comprendre des taxes pesant sur le gaz naturel !

III. Comment échapper à une hausse éventuelle des prix du gaz ?

A. L’ouverture des marchés de l’énergie à la concurrence

Depuis la libéralisation des marchés de l’énergie en 2007, Engie (ex-GDF Suez) n’est plus le seul à acheter et à fournir du gaz naturel pour le marché français. Il existe désormais une multitude de fournisseurs alternatifs qui proposent des prix souvent plus avantageux que ceux du fournisseur historique. En effet, ces fournisseurs alternatifs peuvent fixer librement le prix du kWh pour leurs offres de gaz. Avec l’accroissement de la concurrence entre les différents acteurs de l’énergie, l’ouverture des marchés à la concurrence a permis de faire évoluer les pratiques et de faire baisser les prix.

Depuis plusieurs années, les marchés gaziers ont fortement évolué sous l’effet des progrès technologiques (modes de transport de gaz liquéfié par bateaux, techniques d’extraction, etc.), de l’exploitation de nouveaux gisements et de l’apparition de nouveaux pays producteurs. La concurrence s’est ainsi fortement accrue. L’accroissement des volumes de production s’est faite ressentir sur les prix, beaucoup plus avantageux que ceux négociés dans le cadre des contrats de long terme sur la base de l’indice pétrolier. Les fournisseurs alternatifs, non liés par des contrats de long terme indexés au cours du pétrole, ont pu négocier des contrats d’approvisionnement à des conditions beaucoup plus avantageuses basées sur le prix du gaz et non sur le cours du pétrole... À la clef, des prix moins chers pour le consommateur ! Ainsi, il existe plusieurs types d’offres de marché proposant chacune des avantages par rapport aux tarifs réglementés. Les offres de marchés représentent aujourd’hui une grande majorité des volumes vendus aux sites non résidentiels (seuls 23% de la consommation de gaz est encore fournie par les tarifs réglementés).

Changer de fournisseur de gaz naturel permet de réaliser des économies importantes. La procédure est simple, rapide, gratuite et sans engagement. Le comparateur de Selectra offre la possibilité de comparer les offres des différents fournisseurs et de trouver celle la moins chère et la mieux adaptée au profil de consommation.

Choix du fournisseur, consommation, contrat de fourniture... La vidéo ci-dessous vous offre des conseils et des tutos utiles pour faire baisser votre facture de gaz naturel.

B. Des offres avantageuses

offres de gaz naturel

Les offres à prix indexés

Les offres à prix indexés offrent une réduction sur le prix du kWh HT par rapport aux tarifs réglementés du gaz naturel. Mais ces offres sont indexées sur les tarifs réglementés de vente, leurs prix suivent les évolutions des tarifs réglementés fixés par les pouvoirs publics. De fait, les offres à prix indexés suivent également les cours du pétrole...

Sélection d'offres de gaz à prix indexés en 2016 -  
Nom de l’offre Prix du kWh HT Notre avis Contacts
Logo direct energie
Offre Directe Gaz
de Direct Energie
- % de réduction par rapport au tarif réglementé.
  • Garantie toujours moins chère que les tarifs réglementés, à vie.
  • Elu Service client de l'année 2016.
09 87 67 54 76
Me faire rappeler
- % de réduction par rapport au tarif réglementé
  • Garantie toujours moins chère que les tarifs réglementés, à vie.
  • L'un des plus grands fournisseurs de gaz d'Europe et du monde.
09 87 67 54 33
Me faire rappeler
Fixé par les pouvoirs publics Référence de marché sur laquelle se basent les offres des fournisseurs alternatifs. Appeler Engie

Les offres à prix fixes

Les offres de gaz à prix fixes garantissent un prix du kWh et de l’abonnement hors taxes bloqués pendant une durée prédéterminée. En 2016, la garantie de fixité des prix est de 1 à 4 ans selon les offres et les fournisseurs. L’offre à tarif fixe est donc particulièrement intéressante pour éviter les augmentations des prix du gaz. Le consommateur peut souvent réaliser d’importantes économies au cours de la dernière année du contrat.

Sélection d'offres de gaz à prix fixes en 2016 -  
Offre Prix du kWh et de l'abonnement HT Notre avis Contact
  • - % de réduction par rapport aux tarifs réglementés.
  • Prix fixes garantis pendant   an.
  • La meilleure garantie de long terme (  ans)
  • Révision à la baisse à la date d'anniversaire du contrat si les TRV ont baissé sur la période
09 87 67 54 33
Me faire rappeler
  •  % de réduction par rapport aux tarifs réglementés.
  • Prix fixes garantis pendant 1 an.
  • Offre très compétitive sur le marché du gaz.
  • Garantie toujours moins chère que les tarifs réglementés.
09 75 18 77 00
Me faire rappeler
Logo Direct Energie
Horizon Gaz
de Direct Energie
  •  % de réduction par rapport aux tarifs réglementés.
  • Prix fixes garantis pendant 2 ans.
Des prix très intéressants pour le fournisseur élu Service client de l'année 2016. 09 87 67 54 76
Me faire rappeler

Offre de gaz à prix fixes ou à prix indexés sur les tarifs réglementés de vente ? Que faut-il choisir ? La vidéo ci-dessous vous donne toutes les informations utiles pour faire le bon choix.

Partager sur Facebook  Partager sur Twitter  Partager sur Google Plus